Obernai ne se résume pas à une jolie étape sur la Route des Vins d’Alsace. C’est une petite ville avec un centre actif, une gare sur l’axe Strasbourg–Sélestat, un important bassin d’emploi industriel et un marché qui continue d’occuper l’espace public. Au recensement de 2023, la commune comptait 12 587 habitants en population municipale et 450 personnes comptées à part, soit 13 037 au total. Ces populations de référence sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026. Obernai se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Strasbourg, entre les coteaux viticoles des Vosges et la plaine agricole où pousse notamment le chou à choucroute.
Un nom attesté, une ville impériale
La page historique de la mairie présente le site comme un ancien carrefour romain puis une villa royale mérovingienne. Le premier nom écrit qu’elle cite est « Ehenheim », mentionné en 778; « Oberehnheim » apparaît en 1242 pour distinguer la ville de Niederehnheim, aujourd’hui Niedernai. La même histoire locale estime que le lieu aurait appartenu aux ducs d’Alsace avant de passer sous l’influence des monastères de Hohenbourg et de Niedermunster. Le conditionnel est utile : cette étape est présentée comme probable, et non comme une propriété entièrement établie par un acte conservé.
Vers 1240, Obernai devient un fief des Hohenstaufen et accède au rang de ville, avec une organisation fiscale et judiciaire propre, des marchés et une double enceinte construite à la fin du XIIIe siècle. En 1354, elle rejoint la Décapole, alliance de dix villes impériales alsaciennes. La prospérité du XVIe siècle a laissé des jalons que l’on peut parcourir à pied : l’hôtel de ville est aménagé en 1523 et 1610, la Halle aux Blés, ancienne boucherie publique, date de 1554, et le Puits à Six Seaux de 1579. Le Kapellturm, la place du Marché et l’église Saints-Pierre-et-Paul complètent ce paysage. Le parcours historique municipal relie 21 monuments et aide à voir comment les fonctions civiques, commerciales et religieuses se sont organisées autour du centre.
La guerre de Trente Ans et les conflits qui suivent mettent fin à une partie de l’autonomie de la ville. La mairie situe en 1679 l’annexion des villes de la Décapole à la Couronne de France et rappelle qu’Obernai est annexée à l’Allemagne en 1871. Une mémoire du XXe siècle se trouve au mémorial du Mont National, dédié aux habitants incorporés de force dans l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Les changements de souveraineté, les guerres et l’industrialisation ont chacun transformé la ville; son histoire ne se limite donc pas à ses façades médiévales.
Une ville de travail et de visiteurs
L’économie contemporaine ne repose pas uniquement sur le tourisme. La ville recense plus de 700 entreprises et met en avant l’agroalimentaire et les biens d’équipement parmi les secteurs industriels majeurs; ses pages économiques évoquent près de 9 500 emplois dans le bassin obernois. Le commerce, la construction, l’artisanat, la technologie et l’hôtellerie y contribuent également. Les hôtels et restaurants accueillent les visiteurs, tandis que médiathèque, école municipale de musique, danse et dessin, équipements sportifs et associations répondent à la vie locale. Le festival international de cirque Pisteurs d’étoiles, au printemps, et les rendez-vous musicaux d’été en sont quelques expressions; mieux vaut consulter l’agenda de l’année.
Le jeudi matin, le marché réunit habitants et visiteurs. Le calendrier municipal actuel l’annonce au centre-ville de 7 h à 13 h, avec fruits et légumes, produits alimentaires, fromages, pain, textiles et autres marchandises; son organisation peut être modifiée lors d’un jour férié. Obernai dispose d’une offre étendue de commerces, de boulangeries, de pharmacies, de restaurants et de services médicaux, ce qui en fait une base utile pour explorer les villages voisins. L’identité alsacienne apparaît aussi dans les noms du cru et les plaques de rue en alsacien, même si le français est la langue retenue ici et celle des principales informations municipales consultées.
Du train aux coteaux et aux Vosges
Le train rend la ville facile à rejoindre depuis Strasbourg. SNCF TER affiche actuellement un trajet direct d’environ 32 minutes et jusqu’à 31 allers-retours quotidiens, avec une fréquence qui varie selon le moment et le jour. La mairie indique que la gare est à environ cinq minutes à pied du centre. Les trains desservent aussi Barr et Sélestat, ce qui permet de construire un itinéraire dans les vignobles. Vérifiez horaires, travaux et correspondances avant le départ.
À pied ou à vélo, le centre ancien ouvre sur le Pays de Sainte-Odile. L’office de tourisme présente trois paysages tout proches : la Route des Vins, la plaine agricole et les premiers reliefs vosgiens; Obernai est également un départ possible pour les promenades vers le Mont Sainte-Odile. Un circuit cyclable municipal de 50 kilomètres relie Obernai à Niedernai, Rosheim, Bœrsch, Ottrott, monte au Mont Sainte-Odile et revient par Saint-Nabor et Bernardswiller. Le point haut atteint environ 760 mètres; le document propose aussi une variante qui évite près de 18 kilomètres de montée. Il s’agit d’une vraie sortie sportive : consultez le tracé, le dénivelé et la météo avant de partir. Rosheim, Barr, Ottrott et le sanctuaire du Mont Sainte-Odile offrent autant de prolongements, chacun avec une autre lecture de l’Alsace.
Préparez votre séjour avec les données de l’Insee, l’histoire patrimoniale de la ville et son parcours de 21 monuments, les pages sur la vitalité économique et le commerce local, l’offre TER vers Strasbourg et le plan cyclable du Pays de Sainte-Odile. Vérifiez les horaires et l’agenda à la date de votre visite.