Mundolsheim se trouve à la lisière nord de l’agglomération strasbourgeoise, là où un vieux village resserré rejoint des quartiers plus récents et le coteau ouvert du Glœckelsberg. La commune n’est pas seulement une halte rurale sur la route de la capitale régionale : son centre ancien a sa propre histoire, son église singulière et un paysage militaire que l’on découvre désormais à pied. Les maisons à pans de bois et les rues anciennes cèdent la place aux chemins de la colline, à l’arboretum et aux volumes imposants des forts.
L’Insee a compté 5 322 habitants dans la commune administrative en 2023, sous le code 67309. Il s’agit de la population municipale de Mundolsheim, et non de celle de toute l’Eurométropole. La proximité de Strasbourg facilite les déplacements en train et en bus, tandis que le vieux centre et le Glœckelsberg conservent une échelle locale. Une visite peut associer un court parcours dans les rues anciennes et une sortie en plein air.
Un peuplement ancien, entre archives et hypothèse
La mairie fait remonter les plus anciens vestiges archéologiques retrouvés vers 5000 avant notre ère et indique que trois villages d’agriculteurs occupaient alors le site actuel. Le nom de Mundolsheim apparaît dans un écrit de 1120, en lien avec une terre appartenant à l’abbaye de Marmoutier. L’histoire communale mentionne aussi en 1198 un château fortifié que l’on pense pouvoir situer sur le Glœckelsberg. Cette localisation est explicitement incertaine : elle ne doit pas être présentée comme une ruine identifiée, d’autant que le coteau a été profondément remanié par la suite.
Les épisodes documentés mêlent conflits et reconstruction. Le récit municipal décrit les épreuves du XVIIe siècle. Il précise que, pendant la bataille de Souffel-Hoenheim, dans la nuit du 27 juin 1815, 39 maisons et 84 autres bâtiments furent perdus, puis qu’une reconstruction presque complète s’imposa. Dans le centre ancien, l’église protestante fournit des repères matériels : son portail intérieur appartient au clocher roman du XIIe siècle ; en 1729, la nef fut rehaussée et dotée de grandes fenêtres. La notice du ministère de la Culture inscrit la tour et huit pierres tombales au titre des monuments historiques. L’église conserve aussi des tombes des Joham, une cloche fondue en 1769 et un orgue installé en 1822.
Du coteau militaire à l’arboretum
Le Glœckelsberg a connu plusieurs usages. Une batterie militaire occupait la crête au XXe siècle ; après la fin de son rôle stratégique, le terrain fut remanié et utilisé comme dépôt d’ordures. La mairie explique qu’il fut ensuite reboisé et doté d’un parcours botanique, réaménagé avec l’Office national des forêts en 2019. Aujourd’hui, les sentiers et les panneaux consacrés aux arbres font de l’arboretum une promenade paisible, avec des vues sur le Kochersberg et la plaine de Strasbourg. Selon le récit communal, aucune trace visible du château médiéval supposé n’y subsiste.
Pour l’architecture militaire, le Fort Ducrot est une destination plus concrète. Construit par les autorités allemandes entre 1879 et 1882, il fut ensuite intégré au dispositif français et transformé en poste de commandement lié à la ligne Maginot. Des bénévoles en restaurent plusieurs parties, mais l’entrée se fait dans le cadre de visites organisées : ne supposez pas que le fort est toujours ouvert. Le magazine municipal décrit trois promenades balisées : le sentier du vieux village (2,5 km), le sentier du Fort Ducrot (4,2 km) et le circuit des trois villages (11 km). Certains tracés peuvent être ajustés pour des raisons de sécurité ou d’accès ; vérifiez les indications locales avant le départ.
Une commune active et bien reliée
L’Insee compte 389 établissements employeurs actifs durant la dernière semaine de décembre 2024 ; 75,1 % relèvent du commerce, des transports et des services divers. Ce champ précis ne représente ni tous les emplois ni le travail indépendant. Le marché municipal est annoncé le jeudi après-midi au parc de la mairie, une occasion de croiser la vie locale près du centre historique.
Mundolsheim est bien desservie : la mairie liste quatre lignes de bus CTS, une gare sur l’axe Strasbourg–Haguenau–Wissembourg/Niederbronn, la piste cyclable des forts qui traverse la commune et un accès à l’A4. Confirmez horaires, travaux, état des chemins et dates de visite du fort auprès des opérateurs ou organisateurs, car ces informations peuvent évoluer.