Martigny occupe un large coude de la haute vallée du Rhône, au croisement des routes alpines et de l’axe du fleuve. Son histoire superpose plusieurs strates : un habitat antérieur à Rome, une ville romaine, une forteresse médiévale, un centre agricole de vallée et, aujourd’hui, un pôle régional de culture et de déplacement. Les comptes communaux indiquent deux mesures de population au 31 décembre 2024 : 23 449 personnes pour la population totale et 22 305 pour la population établie. Ces catégories ne sont pas identiques et ne doivent pas être confondues avec la population de toute la région.

Le nom ancien d’Octodurus renvoie à une histoire antérieure à la domination romaine. La ville romaine connue sous le nom de Forum Claudii Vallensium s’est développée ici au Ier siècle de notre ère, selon un plan urbain organisé. L’archéologie récente rappelle qu’il serait trompeur de réduire cette histoire à une légende de fondation. Les fouilles de l’insula 14, près de l’ancien forum, ont révélé plusieurs états d’un bâtiment important, avec chauffage, placages de marbre et peintures murales. Les premiers niveaux d’occupation romaine pourraient remonter à la première moitié du Ier siècle, mais les archéologues présentent cette datation comme provisoire. En 2026, la Ville et le Canton ont annoncé une nouvelle fondation pour soutenir la recherche et la conservation du site, reconnu d’importance nationale. L’accès aux fouilles en cours a été organisé par visites guidées à dates déterminées : consultez l’agenda communal avant de vous déplacer.

Les vestiges romains ne sont pas réunis dans un seul parc archéologique, mais dispersés dans la ville actuelle. L’amphithéâtre, construit au début du IIe siècle selon l’office du tourisme, est le monument antique le plus visible et accueille encore des manifestations, dont le traditionnel Combat des Reines. Le tepidarium, pièce chauffée des thermes romains, a été découvert en 1978 lors de travaux routiers et bénéficie aujourd’hui d’un bâtiment de protection. À la Fondation Pierre Gianadda, le musée gallo-romain présente des découvertes de Martigny, notamment des objets liés au site d’un temple celte découvert en 1976. La fondation associe archéologie, expositions temporaires, parc de sculptures et musée de l’automobile ; ses informations visiteurs indiquent actuellement une ouverture quotidienne de 10 h à 18 h. Vérifiez le programme et la billetterie avant d’en faire le centre de votre journée.

Les siècles suivants sont tout aussi présents. Le château de la Bâtiaz, perché au-dessus de la ville, remonte au XIIIe siècle. Ses tours et ses remparts aident à comprendre la surveillance et la défense du corridor rhodanien bien après la transformation de la ville romaine. La Ville et Martigny Tourisme proposent des visites guidées à certaines dates ; l’accès à l’intérieur ne se confond pas avec une promenade libre dans le centre. Vérifiez les jours, les réservations et les conditions de visite. Plus bas, les places centrales, l’église paroissiale et les anciens quartiers offrent un contrepoint à la grille romaine et aux avenues actuelles.

Le paysage raconte aussi une histoire économique. Martigny se trouve au milieu de vignobles, de vergers et de terres irriguées de la plaine du Rhône. Le tourisme régional met en avant les abricots, pommes et poires, ainsi que les vins et producteurs locaux. Aux alentours, les parcelles en pente de Plan-Cerisier et Martigny-Croix montrent que les cultures suivent les coteaux bien exposés, et pas seulement le fond de vallée. C’est une manière concrète de comprendre l’économie locale sans prétendre que l’agriculture soit son unique activité : la ville est aussi un centre culturel et de services, tandis que les sources consultées ne fournissent pas de répartition actuelle de l’emploi par secteur.

Pour s’orienter, le train touristique saisonnier Baladeur relie la Place Centrale au château de la Bâtiaz, au Moulin Semblanet, à Barryland et à la Fondation Gianadda. Un second parcours se tourne vers les paysages plus verts de la vallée, notamment le Rhône et la réserve des Follatères. Cette réserve couvre environ 500 hectares entre Dorénaz et Fully ; elle associe forêts sèches, pentes rocheuses et plantes peu communes ailleurs en Suisse. Le parcours balisé de Champex d’Allesse à Branson mesure 11,2 kilomètres et demande environ trois heures et demie, avec une forte descente. Vérifiez le fonctionnement du téléphérique et l’état du sentier avant le départ.

Le train facilite l’accès à Martigny. Les CFF indiquent des liaisons directes grandes lignes entre Lausanne et Martigny, puis des services qui continuent le long du Rhône vers Sion et Brigue. La gare se trouve près de l’office communal du tourisme, avenue de la Gare 6, où l’on peut demander des cartes de promenade, les dates de visites guidées et des renseignements de transport. Vérifiez les horaires, les ouvertures saisonnières et l’accessibilité avant de partir. Une journée peut être consacrée à l’archéologie romaine, aux collections Gianadda, au château et à la vieille ville, ou aux vignes et aux paysages de vallée : Martigny mérite mieux qu’une simple nuit d’étape avant les montagnes.