Allanche se trouve vers 1 100 mètres d’altitude, côté Cantal du Cézallier, à la rencontre du bourg et de vastes pâturages. Au recensement de 2023, l’Insee comptait 773 habitants dans toute la commune, et non dans le seul centre. L’identité pastorale se lit dans le monument de l’Estive, sur la place du marché, comme dans les prairies d’altitude qui entourent la ville. L’office de tourisme présente Allanche comme la capitale des estives cantaliennes : une manière de décrire son rôle régional, pas un titre administratif.
Histoire attestée et récit communal des origines
La page historique de la mairie rapporte que des moines bénédictins venus de La Chaise-Dieu auraient établi la cité autour d’un prieuré et de l’église Saint-Jean il y a environ neuf siècles. C’est le récit municipal des origines; il faut le distinguer de la chronologie architecturale documentée. La notice du ministère de la Culture situe les principales campagnes de l’église Saint-Jean-Baptiste entre le XIIe et le XVIIIe siècle. Elle indique que le site fut autorisé à se fortifier en 1364 et que la tour de guet nord fut construite en 1384. La nef fut ensuite agrandie avec un portail flamboyant; des chapelles latérales furent prévues au XVIe siècle, puis la flèche fut reconstruite en 1744 après un incendie. L’église entière est classée monument historique depuis 2002. Son assise sur le basalte, les remparts et les ruelles voisines aident à comprendre l’organisation du bourg.
Élevage, foires et vie quotidienne
L’élevage et les échanges ont longtemps porté l’activité locale. La mairie rappelle les foires, le commerce des bovins et des chevaux, ainsi que des marchands qui vendaient chanvre et toile au-delà de la région. Aujourd’hui, les prairies d’estive accueillent toujours l’élevage bovin et la production laitière; la commune répertorie aussi commerces alimentaires, pharmacie, services de santé, écoles, artisans et producteurs locaux. L’Insee dénombrait 42 établissements employeurs fin 2024 : le commerce, les transports et les autres services représentaient 42,9 % des établissements; l’agriculture, la sylviculture et la pêche, 16,7 %. Ces parts décrivent les établissements, non les emplois ou les revenus. La fête de l’Estive, organisée chaque année vers la fin mai, met à l’honneur la montée des troupeaux Salers; les dates et le programme varient.
Le pastoralisme a également modelé le bâti et les paysages. L’office de tourisme décrit des fermes-blocs, des demeures de marchands et l’ancienne gare qui servait au transport des troupeaux. Il situe la saison des estives, en gros, de mai à octobre; son hypothèse d’une pratique remontant au XIIIe siècle demeure une interprétation, pas une date locale établie. Le Modern’Hôtel, construit en 1930 pour un marchand de toile sur les plans de l’architecte aurillacois Georges Breuil, accueille aujourd’hui des services de tourisme et de proximité ainsi que l’espace d’interprétation Cézallier.
Balades et conseils de visite
La boucle balisée de Roche Grande part de la place du Cézallier : 6,6 km, environ deux heures et 218 mètres de dénivelé, d’après la fiche touristique actuelle. Elle traverse l’Allanche et l’ancienne voie ferrée, puis grimpe vers des vues sur le Cézallier et les hauts plateaux voisins. Vérifiez la météo, l’état du chemin et l’équipement adapté avant le départ. Le Vélorail du Cézallier annonce des gares de départ à Allanche et Landeyrat; l’exploitant précise que la gare d’Allanche a fonctionné en juillet-août 2026, tandis que la fiche d’automne indique une réservation à Landeyrat. Confirmez la gare, les dates et les horaires avant de partir. Le site municipal permet aussi de vérifier les coordonnées et horaires susceptibles de changer.