Henrichemont est une petite ville du Berry dont la géométrie porte une histoire très construite. L’Insee a compté 1 721 habitants dans l’ensemble de la commune pour la population de référence 2023, publiée en août 2026. Le centre fut conçu en 1609 à l’initiative de Maximilien de Béthune, duc de Sully, comme capitale de la principauté de Boisbelle. L’histoire municipale présente cette principauté comme un territoire libre, doté de sa justice et de sa monnaie ; il s’agit du récit de la commune, tandis que la ville projetée reste lisible dans les rues.

Un plan rayonnant autour de la place

La mairie attribue le projet urbain à Claude de Chastillon, topographe du roi, et indique que Sully confia le dessin des maisons à Salomon de Brosse. Le marché des travaux fut passé en décembre 1608 et la première pierre posée le 13 avril 1609 en présence d’Henri IV. Huit rues principales devaient rayonner depuis une place centrale carrée, comme les directions d’une rose des vents. Le projet prévoyait aussi des bâtiments civils, religieux et commerciaux à l’intérieur d’une enceinte régulière. La mort du roi en 1610 interrompit la position de Sully et la ville ne fut jamais achevée. Ce caractère inachevé fait partie de son identité : le tracé montre l’ambition, tandis que le bâti rappelle les limites concrètes du projet.

Au fil du centre, on peut repérer la maison dite du procureur fiscal associée localement à Sully, l’ancien hôtel de la monnaie, des puits, fossés et traces d’anciennes tanneries. La page touristique municipale annonce un marché le mercredi matin autour de la place Henri IV et de la mairie, et précise que des visites guidées peuvent être organisées sur demande. Les horaires publiés en ligne ont évolué ; confirmez ouvertures et visites auprès de la commune avant un déplacement dédié. Les récits du Lac aux Fées et du fossé du Grand Géant relèvent de la légende locale et non d’une chronologie historique vérifiée.

La Borne, un paysage de poterie vivant

Le hameau de La Borne se partage entre Henrichemont et Morogues, mais il est étroitement associé à l’identité culturelle de la ville. La mairie indique que des traces écrites attestent la présence de potiers dès le XVIe siècle. La production traditionnelle associait pièces utilitaires en grès et imagerie populaire ; plus tard, des céramistes ont renouvelé cette pratique sous l’influence d’artistes venus d’ailleurs. Les pages communales signalent le musée de la poterie traditionnelle dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste, le Centre Céramique Contemporaine et des fours à bois inscrits à l’inventaire patrimonial. Ateliers et galeries témoignent d’une activité de création, mais les visites dépendent du calendrier de chaque lieu.

Dans le champ défini par l’Insee pour Flores 2024, la commune compte 76 établissements employeurs et 488 salariés : commerce, transports et services divers représentent 59,2 % de ces établissements, l’industrie 17,1 %, et l’administration, l’enseignement, la santé et l’action sociale 15,8 %. Ces chiffres concernent les établissements employeurs recensés, pas chaque artisan ou indépendant. La mairie mentionne aussi écoles, collège, commerces et associations. Forêts, étangs et sentiers entourent la ville. Les références aux vins et fromages concernent le Berry alentour ; vérifiez directement la disponibilité auprès des producteurs et des lieux visités.

Pour une première découverte, partez de la place centrale et suivez les rues rayonnantes, puis rejoignez La Borne si ateliers ou expositions sont ouverts. Vérifiez horaires saisonniers, marché et accès auprès de la mairie ou des établissements : certaines pages affichent encore d’anciens calendriers. Informations officielles utiles :