Charray est un petit bourg beauceron à l’extrémité sud de l’Eure-et-Loir, là où les terres ouvertes cèdent la place à des vallons boisés et humides. Il relève aujourd’hui de Cloyes-les-Trois-Rivières comme commune déléguée. Pour donner un chiffre daté et associé à un périmètre précis, le tableau de population de l’Insee millésimé 2014 dénombre 110 habitants municipaux dans l’ancienne commune de Charray. C’est une valeur historique pour le territoire antérieur à la fusion, et non un total municipal autonome actuel. La page municipale présente aujourd’hui Charray comme un village d’une centaine d’habitants.

Un bourg et ses hameaux

Le village ne se résume pas aux maisons autour de l’église. La présentation officielle cite Villefleurs et Thierville comme deux hameaux, avec des fermes, des moulins et des lieux-dits boisés. À Villefleurs, la page municipale signale des vestiges gallo-romains et des trouvailles comprenant céramiques décorées, monnaies, clés, silex taillés et un petit buste en bronze identifié comme Scipion l’Africain. Ce sont des traces archéologiques rapportées par la commune, pas un site aménagé pour les visites ; n’entrez pas dans les champs ni dans des ruines sans autorisation. Thierville est associé à un château dont l’accès public n’est pas documenté. Entre cultures, bois, landes et marais, la vallée voisine de l’Aigre ajoute des saules, des peupliers et des chemins plus calmes au bord de l’eau.

Histoire attestée, architecture et croyances

Le changement administratif moderne de Charray est précisément daté : un arrêté préfectoral du 25 mai 2016 a créé Cloyes-les-Trois-Rivières à partir de neuf anciennes communes, dont Charray, avec effet au 1er janvier 2017. L’église Saint-Marcel demeure le principal repère architectural du bourg. La commune décrit un portail roman et une nef du XIIe siècle, un chœur gothique plus vaste jouxtant une petite chapelle, ainsi qu’un plafond lambrissé daté de 1652 où subsistent des traces de polychromie.

L’église est aussi connue pour le pèlerinage annuel de Saint-Marcou, le 1er mai, et pour le reliquaire conservé sur place. La page locale rapporte la tradition des rubans associés aux prières de guérison : il s’agit d’une pratique dévotionnelle et d’un récit de croyance, non d’un conseil médical ni d’une preuve de guérison. Une autre fontaine forestière est placée sous le vocable local de Saint-Gendulphe et porte également une légende de guérison. La page municipale juge probable, mais non certaine, la référence à un seigneur bourguignon. Le diocèse de Chartres indique actuellement que l’église n’ouvre que pour le pèlerinage du 1er mai. Vérifiez son avis le plus récent avant de venir, car l’accès et les cérémonies peuvent évoluer.

Moulins, promenade et conseils pratiques

L’Aigre faisait tourner plusieurs moulins. La page patrimoniale municipale en cite quatre autour de Charray : le Moulin de Charray, le Moulin Haton, le Moulin de Saint-Laurent et le Moulin Rouge. Elle précise que le moulin de Charray a été remis en route en 1989 et que Haton a fonctionné jusqu’en 1982. Ces éléments rendent concrète l’histoire meunière de la vallée, même si tous les moulins ne sont pas des lieux de visite. La même page évoque un coin de pique-nique discret au bord de la rivière et la pêche ; vérifiez les autorisations et les conditions du moment avant d’en profiter.

Pour marcher, Eure-et-Loir Tourisme publie le circuit de la Fontaine Tic-Tic sous le numéro 26, avec une carte et une trace GPX téléchargeables. Sa description situe la source entre Charray et Romilly-sur-Aigre et suit la vallée de l’Aigre. Un ancien magazine municipal présentait autrefois une boucle de sept kilomètres ; mieux vaut suivre le fichier actuel sans supposer que la distance ou le balisage ancien n’a pas changé. Le chemin longe bois et champs : restez sur les voies publiques balisées, vérifiez les accès saisonniers et l’état du terrain, et ne prenez pas une vidéo ou une ancienne brochure pour une information de parcours en temps réel.

Charray est une halte rurale, non un centre de services complet. La mairie annexe est indiquée au 4 ruelle des Clos et la page officielle donne une brève permanence le mercredi matin ; confirmez avant de vous déplacer. Pour les repas, l’hébergement et les services aux visiteurs, consultez les annuaires à jour de Cloyes-les-Trois-Rivières et de l’office de tourisme. La fiche diocésaine indique qu’aucun transport public ne dessert Saint-Marcel ; vérifiez les solutions actuelles et organisez le retour avant le départ. Romilly-sur-Aigre et La Ferté-Villeneuil prolongent naturellement une sortie dans la vallée, mais horaires, accès, règles de pêche et état des chemins sont à confirmer localement.

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