Dommarien se découvre en suivant l’eau qui organise ses petites rues. La Vingeanne borde le village ; le canal entre Champagne et Bourgogne accompagne la vallée et franchit la rivière à proximité. Les ponts, les lavoirs et les anciens moulins montrent que l’eau fut ici davantage qu’un décor : elle servait aux déplacements et au travail.
L’Insee dénombre 167 habitants pour la commune administrative dans la population de référence 2023, avec une densité publiée de 9,4 habitants par kilomètre carré. Ce chiffre décrit le périmètre municipal de Dommarien, pas l’intercommunalité entière. L’activité économique est de petite échelle : l’Insee compte 26 emplois au lieu de travail dans la commune en 2023 et cinq établissements employeurs à la fin de 2024. Cette photographie réduite fait apparaître agriculture, construction, commerce et services. Elle ne suffit pas à décrire l’activité de chaque habitant, mais situe un territoire rural où exploitations, services et emplois des pôles voisins se côtoient.
Il faut distinguer les repères historiques des interprétations locales. Un livret de visite de la Haute-Marne signale une mention de Dommarien dans la chronique de Bèze en 1101 et rapporte qu’en 1268 Jacques de Dommarien vendit à l’évêque de Langres des droits et terres dépendantes. Le même livret avance une explication latine possible du nom, sans la présenter comme une origine démontrée. Il mentionne également une sépulture de l’âge du Fer dans un tumulus sur la colline du village ; cette information est à attribuer au livret, sans en tirer une conclusion archéologique plus large.
Deux ouvrages racontent l’histoire de la vallée. Le pont routier du village franchit la Vingeanne. Construit en 1773 par François Buron, il possède cinq arches, un tablier en dos d’âne et conserve ses chasse-roues de pierre ; il est protégé depuis 1996. À Bize l’Assaut, un autre ouvrage, le pont-canal à trois arches de maçonnerie, fait passer le canal au-dessus de la rivière depuis 1905. Le parcours patrimonial local indique aussi l’église Saint-Rémy, la croix du XVe siècle placée devant elle et des maisons couvertes de lourdes dalles de pierre, appelées laves. La croix montre le Christ crucifié sur une face et la Vierge sur l’autre ; elle a été inscrite en 1929.
Les lavoirs évoquent l’ancienne préparation du minerai de fer. Selon le livret touristique local, une ordonnance royale du 21 juin 1826 autorisa près du moulin du bas des installations de lavage, les patouillets. Elles séparaient le minerai de la terre ; après les plaintes concernant les eaux boueuses en aval, celles-ci furent dirigées vers des puits perdus. Le livret ne relève plus de mention des patouillets après 1860. Cette histoire industrielle est rapportée par le document patrimonial local ; le trajet souterrain supposé des eaux n’est, lui, pas démontré.
Pour sortir du village, la boucle officielle « De la Niche à Montsaugeon » part et revient à Dommarien. Sa fiche indique 28 kilomètres, 326 mètres de dénivelé positif et environ 1 h 45 à vélo de route. Le niveau est donné comme facile, mais l’itinéraire n’est pas balisé : il mêle routes locales, portions près du canal et passage à Montsaugeon. Téléchargez et vérifiez le GPX avant le départ, puis confirmez l’état des voies, les accès et les éventuels travaux. La mairie se trouve au 3 rue de l’Église ; les horaires publiés peuvent changer, il vaut donc mieux appeler avant de prévoir une démarche. L’annuaire indique aussi des espaces France Services à Prauthoy et à Longeau-Percey ; vérifiez leurs horaires et les transports.