Casalabriva occupe un versant au-dessus de la vallée du Taravo, en Corse-du-Sud. La présentation de la mairie situe le village vers 600 m d’altitude; sur les 15,92 km² de la commune, les terres fertiles du fleuve rejoignent des crêtes culminant à 1 114 m à la Punta di i Purcili. L’Insee donne 235 habitants en 2023 pour toute la commune, soit 14,8 habitants au km². Maquis, chênes verts, châtaigniers, forêt communale et parcelles cultivées composent un relief plus contrasté que ne le laisse penser le petit bourg.

Un village déplacé, une étymologie proposée

La mairie indique que l’ancien Casalabriva se trouvait plus bas, au lieu-dit San Ghjuvani, jusqu’au XVIe siècle, avant le transfert vers son emplacement actuel sur la RT40. L’Office de tourisme de Propriano-Sartène situe ce déplacement à la fin du XVIe siècle. Le récit municipal rattache le lieu à la seigneurie d’Istria et place le château principal au-dessus du col de Cilaccia. Il mentionne aussi l’hypothèse de linguistes faisant dériver le nom de Casa la briga, « maison fortifiée »; il s’agit d’une proposition étymologique, pas d’une origine établie.

L’inventaire des sentiers de la Collectivité de Corse raconte qu’à la fin du XVe siècle Rinucciu di a Rocca brûla le village pour faire pression sur Vincentellu d’Istria, alors partisan des Génois. Il situe les ruines de Santa Lucia le long de la Strada Taravesa, chemin de transhumance qu’il dit attesté depuis l’âge du bronze. Selon cette même source, Santa Lucia aurait pu être l’église de l’ancienne pieve, interprétation tirée d’un toponyme voisin et donc à garder au conditionnel.

Saint-Michel, San Ghjuvani et le pont génois

L’église actuelle dédiée à Saint-Michel marque le village. L’office de tourisme donne les dates 1873–1883, tandis que le portail de randonnée corse indique 1880; les deux sources placent donc l’édifice dans la seconde moitié du XIXe siècle. La mairie précise que le clocher pyramidal et le tabernacle sont protégés au titre des Monuments historiques depuis 1984. En contrebas, l’office de tourisme décrit les vestiges de l’ancien village et annonce environ quinze minutes de marche descendante. Il ne garantit ni l’ouverture ni l’état quotidien du chemin : vérifier avant de partir.

Sur la D302, le pont de Calzola franchit le Taravo. La fiche de l’office de tourisme le présente comme un pont génois du XVIe siècle, à trois arches et plan en Z; elle signale aussi qu’il n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Tout près, U Palazzu et l’ancien moulin de Calzola rappellent la transformation de l’huile d’olive et des céréales. La mairie décrit cette bâtisse comme une auberge, mais les prestations et l’ouverture doivent être confirmées auprès de l’établissement.

Une halte rurale, des services à vérifier

En 2023, 47 emplois étaient localisés dans la commune; Flores dénombrait neuf établissements employeurs actifs la dernière semaine de décembre 2024. Il s’agit d’emplois au lieu de travail et d’établissements employeurs, non des métiers des habitants ni d’un relevé exhaustif des commerces. Les parts les plus fortes du petit total concernent commerce et services et construction, avec aussi agriculture et sylviculture, ainsi que des services publics. L’annuaire municipal consulté mentionne une épicerie, un taxi, des restaurants et un hébergement. Appelez avant de compter sur ces services ou leurs horaires.

Casalabriva convient à une pause dans l’arrière-pays et à des excursions vers les communes du Taravo. La mairie situe Sollacaro, Olmeto et Petreto-Bicchisano à proximité, et Propriano à 17 km. À Sollacaro, Filitosa offre une étape préhistorique plus longue : l’office de tourisme décrit une occupation allant du VIe millénaire avant notre ère à la période romaine et publie des dates d’ouverture saisonnières. Vérifiez son calendrier actuel. Pour marcher autour du bourg, le pont ou les ruines, renseignez-vous sur le tracé réellement praticable, la chaleur, le risque incendie, les accès et l’accessibilité avant toute sortie.

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