Andryes se découvre à pas lents. Dans cette commune rurale de Puisaye-Forterre, un ruisseau traverse le bourg, les champs s'ouvrent entre des reliefs boisés et le marais de la basse vallée de la Druyes donne au paysage un cœur humide singulier. Les pages de la mairie nomment quatre hameaux — Ferrières, Fontenailles, Villeprenoy et Villesavoie — : Andryes est donc un réseau de petits lieux habités plutôt qu'un seul village resserré. Chaque hameau offre un autre angle sur les bois et la vallée du ruisseau, et les petites routes alternent prairies, eau et couvert forestier.
Les chiffres de population doivent être lus avec leur date et leur périmètre. L'Insee dénombre 450 habitants municipaux pour l'année de référence 2023, à l'échelle de toute la commune. Le répertoire national des collectivités distingue 13 personnes comptées à part, soit une population totale de 463 ; ces données de référence 2023 sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026. Il ne s'agit donc pas d'un comptage du seul bourg. L'Insee donne une densité de 15,1 habitants au kilomètre carré. La faible densité explique la dispersion des services, des chemins et des lieux patrimoniaux entre les hameaux. Clamecy est présenté par la mairie comme le principal centre de services proche ; Druyes-les-Belles-Fontaines et les villages de Puisaye-Forterre se prêtent à une étape complémentaire. Vérifiez les itinéraires routiers et les transports publics en vigueur avant le départ.
La promenade la plus caractéristique part de l'étang de Cornoy, sur la D39 en direction de Ferrières. Selon la mairie, le plan d'eau a été créé en 1987. Le site est annoncé pour la pêche et la détente ; un parking, des tables de pique-nique et un accès aux sentiers du marais sont indiqués. Un parcours de santé de quatorze ateliers mesure 686 mètres. Le sentier principal de découverte fait environ 3,8 kilomètres : la page d'accueil municipale écrit 3,830 km, la page du marais 3,850 km. Consultez donc le panneau ou la carte du moment pour le tracé précis. Le parcours longe l'étang et le ruisseau, traverse un bois et borde des prairies humides. La mairie décrit également deux propositions d'interprétation, dont un sentier de perception environnementale de 500 mètres. Ces informations locales ne garantissent pas que tous les platelages, chemins ou panneaux soient praticables quelle que soit la saison ; renseignez-vous sur l'état récent du site et prévoyez des chaussures adaptées.
Le marais est davantage qu'un détour agréable. En 2024, la commune et le Département de l'Yonne l'ont intégré, avec la basse vallée de la Druyes, au réseau des Espaces naturels sensibles. Le compte rendu départemental documente des travaux de génie écologique réalisés la même année pour restaurer un bras méridional de la rivière et retrouver un cours plus méandriforme. Le projet vise le fonctionnement des milieux humides, la biodiversité et la régulation de l'eau en période de crue ou de sécheresse. Il s'agit d'un programme et d'objectifs de restauration, non de l'affirmation que le site a déjà retrouvé un état ancien précis. Le récit municipal rappelle aussi le rôle du marais dans les usages de subsistance et l'élevage ; les noms des lieux-dits transmettent cette mémoire paysanne le long du parcours.
Dans le bourg, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul surprend par son orientation : la mairie indique que l'édifice, rebâti de 1763 à 1769, regarde vers l'ouest plutôt que vers l'est. Le cimetière voisin donne une dimension personnelle aux grands récits historiques. La tombe de Jacques Girault porte une inscription qui le dit né à Druyes le 31 mai 1774 et mort à Ferrières le 13 juillet 1859. Elle mentionne une blessure pendant la campagne d'Italie alors qu'il servait comme caporal au 103e de ligne, puis son rôle de lieutenant de la garde nationale en 1833. On dispose ici d'un témoignage mémoriel local, à ne pas transformer en biographie militaire plus détaillée sans preuve. Le cimetière conserve aussi le monument aux morts de la Première Guerre mondiale et les tombes de résistants tués en 1944 lors des combats de Bois Blanc et de Druyes. La mairie date du XIVe siècle la chapelle Saint-Fiacre de Villeprenoy. Le lavoir sur le ruisseau rappelle, plus simplement, le rôle quotidien de l'eau.
L'économie locale a longtemps été liée aux sols et aux matériaux. La mairie signale trois carrières, dont deux fournissant de la pierre de taille, et rappelle l'importance historique de cette ressource ; elle inventorie aussi une huilerie à meule actionnée par un cheval. L'huilerie, le prieuré, le moulin Poinçon, le château et une maison forte sont décrits comme privés ou fermés au public : ils racontent le territoire, mais ne constituent pas des visites intérieures annoncées. L'Insee recense 43 emplois au lieu de travail en 2023 et neuf établissements employeurs fin 2024 ; l'agriculture, la sylviculture et la pêche forment la part la plus importante de ces établissements. Il s'agit de la structure des établissements, pas des métiers exercés par les habitants. Les bulletins communaux mentionnent agence postale, dépôt de pain, bibliothèque et petite restauration, mais les horaires qui y figurent sont datés ; confirmez-les avec la mairie ou l'exploitant. La commune indique ne pas disposer d'école primaire sur place : vérifiez les solutions scolaires et de transport actuelles auprès des services concernés.
Pour une première visite, associez l'église et le cimetière au sentier du marais, sans chercher à pénétrer dans les propriétés privées. Une journée plus longue peut se poursuivre vers Druyes-les-Belles-Fontaines, Clamecy ou d'autres bourgs de Puisaye-Forterre, après vérification des accès et horaires. La mairie annonce un accès libre au marais, mais crues saisonnières, sols boueux, travaux ou consignes de protection de la faune peuvent modifier les conditions. Emportez de l'eau, respectez la réglementation de pêche à Cornoy, restez sur les parcours balisés et confirmez les informations pratiques juste avant de partir.